skip to Main Content

Un champ de bataille quasi oublié mais crucial et décisif.

La Seconde Guerre mondiale reste gravée dans les esprits. Elle fait ressortir fortement et à juste titre, des thèmes comme la libération (Bastogne), la répression et la violence (Breendonk, la caserne Dossin…).

Mais chaque histoire a aussi un début et, précisément dans ce domaine, le fort d’Eben-Emael offre une perspective intéressante pour une visite scolaire active.

Avant la Seconde Guerre mondiale, la Défense belge réalisa dans la région de Liège – Lanaken d’impressionnants travaux de fortification. Le fort d’Eben-Emael, considéré comme imprenable, et « le mur du canal Albert » en constituaient les points forts et bénéficiaient d’une réputation internationale.

“This modern, strategically located fortress was regarded by both the Allies and the Germans as the most impregnable fortification in Europe, stronger than anything the French had built in the Maginot Line or the Germans in the West Wall.” (William L. Shirer, Journaliste américain et reporter de guerre, 1960)

A cause des opérations spéciales et spectaculaires menées le 10 mai 1940 par l’armée allemande sur le fort d’Eben-Emael et autour des 3 ponts du canal Albert, cette réputation alla encore crescendo. A ce jour, cette opération aéroportée hasardeuse est encore débattue de par le monde par les spécialistes.

Pour l’armée belge, si l’on tient compte de la durée des combats et de la superficie du champ de bataille, cette attaque allemande est probablement la plus sanglante de la Seconde Guerre mondiale. Le 10 et 11 mai 1940, plus de 700 militaires belges perdirent ici la vie.

Malgré l’image d’une conquête facile, les troupes allemandes subirent également de grosses pertes. Le groupe d’attaque Granit a perdu 6 militaires et dénombra 17 blessés. Au total, environ 270 militaires allemands ont été tués dans les combats autour du Canal Albert.

La population des villages environnants a aussi été très durement touchée : environ 250 habitants ont perdu la vie.

Au total, environ 1325 personnes.

Aujourd’hui, le fort d’Eben-Emael est réaménagé comme en 1940 et ouvert au public. Le fort ne raconte pas seulement le récit d’une période importante de l’histoire contemporaine mais il veut aussi être un instrument pour la paix en montrant l’ineptie de la guerre. Une visite au fort permet aux jeunes d’avoir une meilleure compréhension entre le contexte historique et actuel.